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L’immobilier serait-il la solution du moment face aux incertitudes boursières et à l’inévitable inflation qui viendra frapper à nos portes d’ici quelques temps ? Toujours est-il que les crédits sont à un plus bas quasi historique. Voyez par vous même : en moyenne à 10 ans le taux est de 3,15% sur 15 ans à 3,40% et sur 20 ans à 3,60%. le meilleur établissement propose même du 2,66% sur 10 ans, du jamais vu. Votre capacité d’emprunt va trouver de nouvelles ailes, alors profitez-en pour acheter votre logement familial ou investir dans l’immobilier locatif. La baisse future des retraites vous oblige à trouver des solutions pour compenser la baisse de revenus de demain. Et pour tous ceux qui ne veulent pas s’ennuyer avec la gestion d’un appartement traditionnel, la solution des SCPI existe et permet en mutualisant le risque de se constituer un patrimoine immobilier de qualité avec des rendements réguliers, 5,5 à 6% en 2009.

C’est le principal sujet de réflexion du gouvernement concernant la réduction des niches fiscales. Le gouvernement a besoin de sous, et il va aller le chercher dans la poche des épargnants. Quoi de mieux que le principal investissement préféré des Français ? L’assurance vie et ses 1300 milliards d’euros d’épargne. Ce sont les contrats dits multi supports qui vont apporter leur nouvelle contribution. Jusqu’à présent la CSG et CRDS ne s’appliquait que lors d’un rachat et en était exempté en cas de décès. Si c’est voté, il se pourrait que la CSG et CRDS soient dorénavant dus chaque année sur la plus value des fonds en euros. De quoi rapporter quelques milliards d’euros chaque année et un peu moins dans la poche de chaque épargnant. C’est à dire vous et  moi. Le livret A ne sera pas touché, il faut dire qu’avec un rendement de 1,5%, inférieur à l’inflation moyenne en Europe, il ne présente plus d’intérêt si ce n’est pour des liquidités de précaution.

Ben Bernanke pourtant peu enclin à faire preuve de pessimisme, reconnaissait vendredi que l’économie ralentissait. Fort de différentes statistiques négatives, croissance, immobilier, chômage, les investisseurs font grise mine, gardant à l’esprit un risque grandissant de nouvelle récession, et malgré le petit rebond de fin de semaine sur un chiffre de la croissance trimestrielle moins mauvaise qu’anticipée, la période automnale devrait restée fort mouvementée sur les marchés. Avec un fort risque de repli important dans les prochaines semaines. Jusqu’à présent l’été a été amorti et même parfois favorable grâce à des résultats semestriels en hausse. Avec une rechute annoncée, les résultats des trimestres à venir risquent fort d’être très décevants, entrainant une forte tendance baissière.

La réunion tenue vendredi dernier entre le chef de l’Etat, le premier ministre  et les ministres du buget et des finances rendra prochainement son verdict. Il semble qu’en premier lieu, les niches fiscales soient rabotées comme l’avait laissé entendre le gouvernement. Puis les produits d’épargne, sans doute assurance vie en tête y laisseront des plumes une fois de plus. Comme toujours, plutôt que de mieux gérer les finances publiques en maitrisant  ses dépenses, le gouvernement va se servir des épargnants pour faire rentrer un peu plus de sous dans les caisses. Au détriment de tous ceux qui avaient mis une épargne de côté pour compenser la baisse inéluctable des retraites. il faudra dorénavant être encore plus vigilant dans la sélection des produits d’épargne et des supports d’investissements afin de ne pas ressortir bredouille. Les fonds en euros des contrats d’assurance vie risquent de souffrir à plus d’un titre. Fiscalité sans doute renforcée, rendements plus faibles compte tenu des taux d’intérêts très bas, et risque d’inflation à terme qui viendrait laminer le capital. Les temps changent, cela va nécessiter plus de réactivité et de bon sens des épargnants qui veulent encore conserver le fruit d’une vie de travail. Des arbitrages seront sans doute nécessaires dans un proche avenir.

Avec la crise d’austérité les niches fiscales sont étudiées de près. Le rapporteur Général du budget au Sénat, propose de repousser de huit à douze ans la détention des contrats d’assurance vie. Et peut être mettre en place un avantage sur les fonds en actions pour favoriser les fonds propres des entreprises françaises, plutôt que les fonds en euros, principaux fonds choisis par les millions d’épargnants français ayant choisi l’assurance vie. A coup sûr le placement préféré des français (représentant 1400 milliards d’euros), l’assurance-vie, risque d’être égratigné, fiscalement parlant.

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